Bruxelles se livre(s) | Programme
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PROGRAMME

Venez découvrir TOUS les livres publiés sur Bruxelles et rencontrer leurs auteurs à l’occasion de la 6ème édition de « Bruxelles se livre(s) »

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Mini conférences-débats gratuites, suivies de dédicaces :

Mini conférences-débats ludiques et informelles sur la réalisation d’un livre et le choix de sa thématique. Pourquoi Bruxelles est-elle si attirante pour nos auteurs ? Bruxelles, source de créativité ? Petites histoires et anecdotes. Questions /réponses avec le public. Le tout suivi d’une séance de dédicaces des auteurs.

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Samedi 10/12

14h00: Bruxelles révolutionnaire par Anne Morelli – CFC Éditions
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Bruxelles est actuellement la ville du monde où se déroulent le plus de manifestations : de toute l’Europe les mécontents de la « politique de Bruxelles » y convergent.
Ces manifestants seraient bien étonnés de découvrir que cette ville n’est pas seulement cette capitale décisionnelle de l’Europe mais un lieu où de nombreux révolutionnaires ont résidé (comme Marx) ou sont passés (comme Lénine). Bruxelles porte aujourd’hui les traces des cultures subversives qui s’y sont succédé, des communards exilés aux artistes du street art.
Le livre s’interroge sur les espaces et les lieux qui, au fil des ans, ont accueilli des révolutionnaires ­­­– belges et étrangers – et leurs activités. Il met aussi en relief les interactions entre la géographie sociale de Bruxelles et la pratique politique transgressive.

« Faute d’être belle, la capitale peut être re-belle. » Anne Morelli

www.cfc-editions.be

14h30: Bruxelles Art Nouveau par Cécile Dubois – Racine
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la fin du XIXe siècle, la réaction contre l’académisme conduit des architectes bruxellois dans la voie de l’Art nouveau. Victor Horta, dans une veine organique, et Paul Hankar, dans une tendance plus géométrique, donnent naissance à une architecture qui connaît bientôt une réputation internationale.

En une quinzaine d’années, à partir de 1893, des centaines de bâtiments Art nouveau voient le jour à Bruxelles, d’abord construits par les grands novateurs, ensuite par leurs élèves et émules également nourris, au début du XXe siècle, par la Sécession viennoise et par d’autres tendances de l’Art nouveau européen.

Ce style, dans un premier temps, répond parfaitement aux aspirations de la bourgeoisie industrielle, soucieuse de s’affirmer dans l’urbain par cette architecture nouvelle et parfois exhubérante. Progressivement, des classes plus larges de la population s’approprient l’Art nouveau pour des programmes très variés: écoles, logements sociaux, maisons de maître, magasins, maison du peuple…

Ce livre propose neuf balades pour découvrir, dans différents quartiers, les multiples facettes de l’Art nouveau en architecture à Bruxelles. On découvre notamment la personnalité d’architectes incontournables et des techniques décoratives comme celle du sgraffite. L’auteure y dresse également les portraits, sous forme d’entretiens, de propriétaires, conservateurs ou restaurateurs de bâtiments Art nouveau, garants essentiels de ce patrimoine exceptionnel.

www.racine.be

15h00: Cimetières de Bruxelles par Jacques Duchateau – Luc Pire
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Les cimetières remarquables de Bruxelles sont ceints de hauts murs, fermés de lourdes grilles. Pourtant, il suffit de pousser le portail pour entendre crisser les cailloux sous ses pas et se laisser emporter par la sérénité de ces lieux au patrimoine exceptionnel.

Au fil des allées, on surprend mille histoires et anecdotes parfois tristes, parfois souriantes, souvent touchantes. On y fait tant de rencontres : le sourire éternel d’une statue de pierre, les larmes de bronze d’une pleureuse, la légèreté d’une fleur sculptée, l’élégance d’un buste centenaire.

www.editionslucpire.be

15h30: Paul Hymans, un intellectuel en politique par Paul-F Smets – Racine
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Ce livre est une occasion inédite d’approfondir les talents multiples d’un homme d’État exceptionnel qui a assumé les portefeuilles des Affaires étrangères pendant de très longues années, de la Justice et des Affaires économiques, dans une Belgique profondément secouée par les prémices de la Première Guerre mondiale et ses conséquences, mais aussi par la reconstruction du pays et de l’esprit public.

Ce libéral de gauche fut aussi journaliste, chroniqueur, critique, conférencier, préfacier, essayiste, biographe, historien, orateur. Il fallait lui en donner un crédit plus complet.

Authentique en politique, il fut partout, de bout en bout, un homme de culture tout aussi vrai et sensible sur les sujets qu’il aborda avec un égal bonheur : cléricalisme, libéralisme de progrès et de solidarité, libre examen et liberté de conscience, démocratie, droits de l’homme, rôle de la jeunesse, patrimoine intellectuel, union européenne.

www.racine.be

16h00: Bruxelles au tableau noir - le patrimoine des écoles, miroir de la guerre scolaire par Thierry Demey – Guide Badeaux
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La liberté de l’enseignement, recouvrant aussi bien celle d’enseigner que de choisir son école, a été inscrite dans la Constitution belge de 1831 en réaction à la mainmise de l’Etat sur l’éducation pendant les régimes français et néerlandais. C’est le début d’une guerre d’influence permanente entre cléricaux et laïcs, oscillant entre confrontation et compromis, dont le point d’équilibre mettra plus d’un siècle à être trouvé. Face à l’écrasante domination de l’école libre confessionnelle, l’école publique a dû se faire une place au forceps. Pas à pas, elle a acheté son développement en échange du soutien financier de l’Etat et des collectivités locales aux institutions catholiques, assorti d’un contrôle sur ses programmes. Le pacte scolaire (1958) a mis un terme définitif à la guerre scolaire en plaçant les deux réseaux sur pied d’égalité.

Le patrimoine des écoles reflète cette opposition idéologique à la fois dans les styles adoptés et la façon de construire. Même si elle obéit à des normes fonctionnelles d’hygiène et de confort, l’école publique sacrifie avec autant d’ardeur que l’école confessionnelle aux références historiques pour l’habillage de ses édifices. Pour la première, l’âge d’or de la Renaissance exalte les valeurs civiques, les vertus du droit et des libertés qui ont l’Antiquité revisitée pour berceau. Pour la seconde, la civilisation chrétienne médiévale conduit à revisiter les styles gothique et roman qui ont fait sa gloire.

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16h30: Les explorateurs belges: de Guillaume de Rubrouck à Adrien de Gerlache, par Alban van der Straten – Mardaga
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Son navire battu par les vents du Grand Sud, Jacob le Maire découvrait le passage du cap Horn, il y a 400 ans. Qui s’en souvient aujourd’hui ?

De Guillaume de Rubrouck, missionnaire aux confins de la Mongolie au XIIIe siècle, à Adrien de Gerlache, pionnier de l’exploration polaire au tournant du XXe siècle, en passant par Albert d’Orville, premier visiteur européen de Lhassa et Katmandou, ou Paul Splingaerd, le « mandarin des steppes », ce livre dresse, pour la première fois, le portrait de quelque quarante explorateurs belges, dont le dénominateur commun est cette aspiration ardente à aller « plus oultre ».

Tout au long de ce voyage à travers le temps et l’espace, on perçoit, en creux, le destin de notre pays : ses périodes d’échanges privilégiés avec telle ou telle partie du monde, le bal des allégeances politiques, les mutations sociales, etc. – tous ces aléas qui ont fait de la Belgique une terre de brassage culturel et d’ouverture sur le grand large.

Richement illustré de peintures, gravures, photographies et autres cartes, cet ouvrage ravira les amateurs d’histoire, de voyages et d’aventures, qui apprécieront le rôle important – mais méconnu – qu’a joué la Belgique dans la découverte du monde. Privilégiant l’humain sur le politique, il fait revivre ces personnalités hautes en couleur en laissant une large place aux extraits de leurs journaux de bord, lettres et mémoires.

www.editionsmardaga.com

17h00: Being urban. Pour l’art dans la ville (Bruxelles) par Pauline de La Boulaye – CFC éditions
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Being Urban, laboratoire pour l’art dans la ville, a réuni à l’ISELP des artistes, des acteurs de la ville et des habitants autour d’une réflexion commune : la place de l’humain dans notre devenir urbain. Les textes que regroupe ce recueil y font suite et partent de points de vue d’artistes, de responsables publics et d’experts – urbanistes, architectes, historiens et historiens de l’art – pour envisager des pistes d’actions concrètes. L’art soutenu par ce livre se veut créateur et activateur d’espaces de liberté, de liens humains, d’interrogations et d’ouverture. Il retrace l’évolution de l’urbanisme et de l’art public à Bruxelles depuis 2000, valorise des projets récents, soucieux du devenir urbain collectif, et donne des outils pour le renouveau de l’art dans la ville. Un enjeu vital dans le contexte actuel. Un guide utile pour celles et ceux qui veulent décloisonner l’art et la société, et voir Bruxelles autrement.

www.cfc-editions.be

Dimanche 11/12

14h00: Bruxelles - La Vie quotidienne à Bruxelles au XIXe siècle par Joseph Van Wassenhove – Édition Samsa
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À travers cette véritable promenade littéraire étonnante, par les lieux pittoresques de Bruxelles, on découvre une ville encore « campagnarde » et « provinciale. »

Outre les peintres, les témoins les plus fiables de cette époque sont les auteurs qui l’ont vécue, plus particulièrement les écrivains réalistes belges. Leurs écrits comportent de nombreuses évocations objectives de la physionomie et des mœurs bruxelloises du xixe siècle, un siècle caractérisé par une mutation profonde tant des mentalités que des conditions de vie. La valeur de ces images se trouve encore accentuée du fait que Bruxelles a connu, à cette époque, des transformations importantes — voire dévastatrices — qui ont incité les écrivains à sauver de l’oubli les aspects pittoresques de la ville.

C’est avec un plaisir intense qu’on se laisse entraîner dans ces évocations littéraires. Il est passionnant de voir comment vivait cette jeune capitale avant qu’elle ne devienne la capitale de l’Europe.

Les témoignages des écrivains réalistes belges sont complétés par les évocations de quelques grands auteurs étrangers tels que Brontë, Baudelaire, Hugo, de Nerval, illustres visiteurs — ou résidents — de la ville à cette époque. Leurs séjours à Bruxelles s’échelonnent sur un laps de temps assez étendu, ce qui a permis, dans de nombreux cas, de comparer ou d’opposer leurs vues à celles des auteurs belges.

Tous ces témoignages nous permettent ainsi de remonter le temps et de nous laisser envoûter par le dépaysement et la nostalgie en découvrant une ville souvent insoupçonnée.

14h30: La Tendresse des séquoias par Jean-Sébastien Poncelet – Weyrich
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Quand cinquante habitations bruxelloises se couvrent de motifs étranges en l’espace d’une nuit, Maxime Peeters pressent qu’il ne s’agit pas d’une simple manifestation artistique. Son enquête journalistique sur ces tags démesurés a tôt fait de se transformer en quête personnelle. Mené sur un rythme haletant, La Tendresse des séquoiastente de répondre à cette question : et si nous venions au monde le jour où nous décidons de dessiner nous-mêmes l’avenir ?

www.weyrich-edition.be

15h00: Schieven architek par Jean-Jacques De Gheyndt - Aux Associations bernardiennes
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Les dialectes sont souvent présentés comme vulgaires et populaires (dans le sens péjoratif du terme) en comparaison des langues officielles, censées seules capables de traduire un esprit élevé et d’exprimer science, poésie ou philosophie. Les parlers de Bruxelles n’y échappent pas: il suffit de compter les textes, chansons, sketches axés sur les injures, les degrés successifs d’éthylisme ou encore qui narrent des situations se déroulant en-dessous de la ceinture !

Je me suis mis à la recherche d’un livre qui rassemble sous une même couverture des aspects historiques, sociologiques, linguistiques, humoristiques, scientifiques, littéraires, récréatifs, passionnants, ingénus, savants, humains … correspondant à ma conception personnelle du fait dialectal bruxellois.

Ce livre n’existe pas. J’ai donc décidé de l’écrire.

“Le titre à lui seul nous plonge au cœur de l’histoire de la Ville et de ce colossal Palais de Justice qui est le plus grand du monde et dont l’architecte, certes génial, est devenu la bête noire des petites gens. Leur vie en fut totalement bouleversée puisqu’elles furent expropriées, chassées de leurs masures, de leurs ruelles sans soleil, de leur galetas, dépossédées de leurs habitudes, de leurs souvenirs, de leur environnement. Notre auteur a choisi l’insulte la plus féroce de l’arsenal d’injures qu’un autochtone de souche puisse décocher à quelqu’un car il signifie : être tordu, de guingois, de travers, bancal, cagneux, c’est-à-dire tout à fait raté. Je puis vous assurer, en revanche, que cet ouvrage n’est pas raté du tout !

Il constitue, en effet, une somme exhaustive, construite par un esprit scientifique sans failles, méthodique et attrayant. Il joue parfaitement son rôle pédagogique car il se lit avec plaisir et dans la joie tout en découvrant une foule de détails, dont certains sont des découvertes. Il contient une grammaire, un glossaire, des analyses, des répertoires, le tout maîtrisé et conduit par un esprit critique et le désir évident de faire apprécier, aimer, comprendre, mémoriser une vibration langagière plaisante, pleine d’humour. Toutes ces notions constituent ce qu’en français de Bruxelles on appelle la « zwanze ».

A ce propos, Jean-Jacques De Gheyndt n’a pas hésité à rapprocher deux mots antinomiques pour fabriquer un calembour mais aussi pour construire un magnifique oxymore : Science et zwanze.

Ces mots contiennent un formidable programme qui, j’en suis sûr, fera date. Quand vous l’aurez lu, vous vous sentirez plus allègre, plus léger, plus instruit et, peut-être plus enclin à m’inviter, avec l’auteur bien entendu, à boire une demi-gueuze à la terrasse d’un café de la Grand-Place.” (Jean-Pierre Vanden Branden – Conservateur honoraire du Musée d’Érasme et du Béguinage d’Anderlecht)

www.science-zwanze.be

15h30: Peur sur les boulevards par Kate Milie - 180° éditions
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Le tout nouveau piétonnier a déjà son polar! Bruxelles, en plein été, des SDF sont froidement assassinés sur le tout nouveau piétonnier. Des actes inquiétants se succèdent les uns après les autres : sanglant jeu de pistes sur fond de symbolique franc-maçonne, dégradation de la fontaine Anspach, tentative de « désenvoûtement » de la Senne…

Des boulevards du centre voués à devenir le plus grand piétonnier d’Europe aux rives du canal en pleine revitalisation, Marie, la pétillante guide de “L’assassin aime l’Art Déco”, se retrouve plongée dans une étrange enquête mêlant meurtres et ésotérisme.

L’auteure a choisi, cette fois, de mettre en valeur le cœur vibrant de la ville, des lieux associés à la folie des grandeurs du XIXème siècle, une magnifique architecture éclectique, des souvenirs haussmanniens, des ravages urbanistiques, la Senne disparue …et un immense piétonnier décrié

«Peur sur les boulevards» est le troisième polar de Kate Milie consacré à Bruxelles.

www.180editions.com

16h00: Un siècle de mensonges par Jean-Louis Aerts -180° éditions
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Jeune journaliste de 33 ans, Marylou est engagée par un richissime vieillard américain, pour lui écrire sa biographie. Le contrat à peine signé, elle se rend compte qu’elle se fait manipuler. Trop tard, le piège se referme inexorablement sur elle. Le compte à rebours est déclenché : il lui reste moins de deux ans pour comprendre les enjeux dont elle est l’objet. Débute alors un véritable bras de fer entre deux êtres que tout semble opposer. De New York à Syracuse, en passant par Bruxelles, Marylou sera forcée de remonter le passé jusqu’en 1907 et d’ouvrir la boîte de Pandore. L’auteur nous livre un roman captivant dès la première page, dans lequel il distille, au fil des 35 chapitres, les pièces d’un puzzle qu’on prend plaisir à reconstituer. Au final, une intrigue palpitante qui nous replonge dans quelques évènements marquants du XXème siècle. Et évidemment, une grosse partie de l’intrigue de ce thriller psychologique se déroule à Bruxelles! Pourquoi? C’est ce que nous expliquera notamment Jean-Louis Aerts. Le livre vient d’être nominé dans le tout nouveau “Prix Club” de la chaîne de librairies éponymes.
16h30: Bruxelles au Moyen Age 2 & 3 par Jean-Luc Petit - Musée de la Ville de Bruxelles
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À quoi ressemblait Bruxelles au Moyen Âge ? Comment s’est-elle progressivement construite ? Quels bâtiments en rehaussaient le prestige ? Comment se présentaient les habitations ? Pour tenter d’approcher concrètement la vie de la cité médiévale, il est naturel de se poser ces questions…mais il n’est pas évident d’y répondre. Des études historiques importantes ont bien été consacrées à quelques monuments emblématiques, mais elles restent encore en grande partie à entreprendre ou à approfondir pour les autres aspects de la physionomie urbaine. Les sources iconographiques sont peu fournies et il faut les traiter avec circonspection car il s’agit d’illustrations tirées d’oeuvres d’artistes dont l’objet n’est pas de relater fidèlement la réalité. Si les fouilles archéologiques, des textes d’époque ainsi que la comparaison avec d’autres villes mieux étudiées aident à compléter notre information, nous en sommes encore souvent réduits à de pures hypothèses et les zones d’ombre restent nombreuses.

En complément, un guide-parcours vous invite à partir à la recherche des principales traces médiévales subsistant à Bruxelles et vous donne les clés pour imaginer leur état d’origine ainsi que pour en observer les éléments remarquables.

www.brusselscitymuseum.brussels

17h00 : A la recherche. Dictionnaire encyclopédique et légèrement citrique / L’expérience de L’L, par Laurent Ancion – CFC-éditions
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Dans le système actuel de production de spectacles en Fédération Wallonie-Bruxelles, et plus largement en Belgique et en France, quelle est la place pour le « laboratoire » ? Comment s’organise, se développe – ou se réduit – cet espace nécessaire à la formation des langages en arts de la scène, à leur puissance, à leur renouvellement ? Alors que dans 99% des cas et des lieux de création, les répétitions sont liées à une date de première – ce fameux soir où il faudra que le public goûte –, le projet de L’L, à Bruxelles, offre une perspective très singulière : les artistes y travaillent sans objectif de résultat et sans limite dans le temps, selon un protocole rigoureux de soutien et d’accompagnement. Laurent Ancion propose un livre comme un manifeste décalé, invitant le lecteur à y piocher des idées et confronter ses opinions. Avec pour guide une question lancinante : si on ne prend plus le temps de chercher, comment pourrait-on espérer trouver quelque chose ? Un livre où l’on découvre que la question de la recherche fondamentale, toujours à défendre dans le monde scientifique, n’est guère plus acquise dans le secteur des arts de la scène. Un ouvrage comme un objet ludique dont les entrées multiples et les définitions à tiroirs invitent à une lecture dans un désordre agréable, vivant et volontiers désobéissant.

www.cfc-editions.be

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